ACCUEIL   Chronique Bris d’égalité par Mario Brisebois – 27 octobre 2022

Chronique Bris d’égalité par Mario Brisebois – 27 octobre 2022

Oct 27, 2022

Collaboration spéciale de Mario Brisebois

Valérie Tétreault n’a rien oublié du Challenger de Saguenay

En se rappelant ses années comme joueuse, Valérie Tétreault raconte avoir toujours eu un attachement particulier pour le Challenger Banque Nationale de Saguenay.

« J’encerclais les dates dans mon calendrier », raconte-t-elle.

L’estime de la surprenante et populaire finaliste de la première présentation en 2006 devant l’éventuelle numéro un du monde et triple championne de tournois du Grand Chelem, Angelique Kerber n’a pas changé. Au contraire.

Malgré tout le temps que demande la transition des pouvoirs à la nouvelle directrice de l’Omnium Banque Nationale, elle a tenu à effectuer le déplacement la fin de semaine dernière pour assister au 15e anniversaire du tournoi.

« Mon attachement au tournoi de Saguenay vient du lien que j’ai eu la chance de tisser avec l’organisation (toujours présidée par Jean Delisle) et les amateurs de la région », mentionne Valérie.

Elle admet que le public avait joué un grand rôle dans ses succès.

« C’était l’un de mes premiers tournois professionnels et c’était inattendu que j’atteigne la finale. La foule m’avait soutenue », précise-t-elle avec reconnaissance.

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L’affrontement contre Kerber aurait pu aller de son côté puisque qu’elle avait poussé la future reine à l’ultime limite avant de baisser pavillon très honorablement 7-5, 5-7 et 7-6.

« Je me souviens que je menais 4-1 à la troisième manche avant de perdre au jeu décisif dans une rencontre solide, mais reste que c’était un résultat crève-cœur, d’autant plus que cela aurait été mon premier titre », révèle-t-elle.

« Après le match, Caroline (Delisle, responsable des joueuses) m’avait appris qu’on avait effacé mon nom sur le chèque destiné à la finaliste tellement on pensait que j’allais l’emporter », précise Valérie qui s’était reprise pour enlever trois Challengers en plus de participer à cinq finales au cumulatif pour cogner à la porte du top 100 avec une 112e place mondiale avant sa retraite précoce à 22 ans.

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Un autre moment fort relié au Saguenay que n’oublie pas Valérie Tétreault est cette jolie histoire de famille qu’elle évoque.

« J’y étais allée en compagnie de ma mère. C’était rare qu’on puisse avoir un moment mère-fille. Comme elle n’avait pas la chance de me suivre en tournois, cela rendait l’occasion encore plus spéciale », insiste-t-elle.

Le temps a filé et au tour maintenant de Valérie d’être maman.

« C’est pas mal de route pour aller à Saguenay. Ma fille a tout juste deux ans et elle est trop jeune pour regarder du tennis », explique-t-elle pour une visite éventuelle mère-fille.

Ce que Félix doit faire et éviter

Selon les comptables de l’ATP, l’expression « avoir la balle dans son camp » prend tout son sens avec Félix Auger-Aliassime en prévision des Finales ATP de Turin.

Vainqueur des tournois de Florence et d’Anvers ces deux derniers dimanches, Félix, 7e à la Course vers Turin, détient 340 points d’avance sur Taylor Fritz. Il pourrait se retrouver 6e et même 5e en complétant son tour du chapeau au Championnat en salle de Suisse, puisqu’il n’est qu’à 215 et 330 points d’Andrey Rublev et de Daniil Medvedev.

En revanche, une semaine difficile à Bâle pourrait sortir Félix du club sélect.

À suivre donc jusqu’à la fin du Masters de Paris.

Mission accomplie, Saguenay !

Il est tout à fait juste de parler d’un franc succès du Challenger pour son président Jean Delisle et pour l’organisation saguenéenne, malgré le défi de revenir après presque trois ans d’arrêt pandémique.

« On a repris là où on avait laissé en 2019. C’est comme si on était l’année suivante », de commenter Francis Milloy, le directeur de tournoi de Tennis Canada, dans le bilan signé Johanne Saint-Pierre, dans le journal numérique Le Quotidien.

Rendez-vous à Saint-Augustin et à Las Vegas

La machine à tournois de Tennis Canada ne dérougit pas cette semaine. Elle se transporte au club Saint-Augustin, à un lob ou presque de Québec, avec la présentation d’un tournoi masculin sanctionné par l’ITF offrant 25 000 $ de bourses.

Pierre-Luc Tessier y est le responsable local. Il a auparavant été entraîneur de Stéphanie Dubois et d’Aleksandra Wozniak.

Dans la catégorie « à surveiller » cette semaine, le Challenger ATP de Las Vegas qui ressemble beaucoup au camp d’entraînement de l’équipe canadienne de la Coupe Davis, car Vasek Pospisil, 3e tête de série, Alexis Galarneau et Gabriel Diallo sont de la partie.