ACCUEIL   Jacques Hérisset : Retraite bien méritée pour « Monsieur tennis » à Québec

Jacques Hérisset : Retraite bien méritée pour « Monsieur tennis » à Québec

Jan 31, 2020
Classé sous:

Collaboration spéciale de Mario Brisebois/Tennis Canada

Les réactions sont nombreuses suite à l’annonce de Jacques Hérisset à l’effet que l’heure de la retraite sonnait à 76 ans, dont 45 d’implication comme entraîneur.

« Jack est « Monsieur Tennis«  à Québec et le demeurera toujours », affirme Réjean Genois, ex-76e mondial, dix ans membre de la Coupe Davis et toujours actif dans son sport dans le rôle de président à Tennis Québec.

Il faut indiquer qu’avant Félix Auger-Aliassime, qui a appris son tennis à l’Académie Hérisset-Bordeleau au club Avantage avec son père-entraîneur avant d’en devenir le propriétaire, Réjean a été un élève de Jacques Hérisset.

« Jack a été plus encore, notamment un mentor et un ami », rajoute-t-il.

Également un ancien de la Coupe Davis et membre élu du Panthéon des sports du Québec à l’instar de Réjean, Richard Legendre est un autre protégé.

Lorsque vous écoutez Hélène Pelletier jaser de tennis à RDS, sachez que les connaissances ont été d’abord celles de Jack comme entraîneur dans son parcours l’ayant menée auparavant à la NCCA, la WTA et la Coupe Fed.

Au début, il a voulu bouder le tennis

« Petit, mon sport, c’était le baseball. J’étais bon dans la catégorie pee-wee. Lorsqu’est venu le temps de passer dans les rangs bantam avec les plus  costauds, cela à moins fonctionné étant resté petit. Mon père m’a alors dirigé vers le tennis. Je ne voulais tellement pas. Voyons donc faire un sport en culottes courtes! Les gars à St. Pat’s (son école) allaient tous rire de moi », rappelle-t-il en riant.

On connaît la suite…

Saviez-vous que Jack avait été d’abord joaillier à Québec, cela à l’atelier familial. Un as de la création, il a gardé des bijoux.

Bien que ce ne soit pas sa réputation première, Jack s’est avéré un solide joueur à une époque.

« J’ai déjà reçu un ouvre-boîte pour avoir gagné un tournoi. Le finaliste aussi sauf que le sien était manuel », remémore-t-il.

Cela explique vite le passage dans les rangs d’entraîneurs.

« J’étais allé trois semaines en France pour un stage d’enseignant. C’était avec les plus influents experts de l’Institut national des sports, dont Pierre Daroan. C’est à ce moment que le déclic s’est fait », se souvient-il très bien.

Entraîneur, mais organisateur et directeur

Jacques Hérisset, c’est aussi beaucoup pendant 25 ans le Challenge Bell devenu la Coupe Banque Nationale avant la fin l’an dernier.

En plus d’en être le directeur, il a formé un groupe d’investisseurs incluant Patrick Roy et Jacques Tanguay entre deux implications de Tennis Canada dans cet événement ayant amené à Québec les sœurs Williams (Serena alors junior et Venus) en plus de Maria Sharapova, Lindsay Davenport et Jennifer Capriati, trois autres numéros un monde qui ont joué en plus d’être couronnées.

Québec a mérité des prix de fin d’année de la WTA pour l’accueil d’autant plus flatteurs que le choix était celui des joueuses.

À ses activités, il faut ajouter les années aux conseils de direction de Tennis Québec et Tennis Canada.

L’Académie et la suite

Une très grande fierté chez Jacques Hérisset est l’Académie.

« Alors qu’on entend beaucoup parler des enjeux chez les enfants avec l’anxiété en cette semaine de la santé mentale, nous sommes heureux que notre programme Sports-études ne compte aucun décrochage scolaire, les jeunes ayant le tennis comme motivation », précise-t-il.

Lors de la vente de l’Académie à Sam Aliassime, Jack est resté dans l’organisation alors que son actionnaire et ami Jacques Bordeleau est passé chez le Rouge et Or.

« Sam et Serge (Jacques, proprio du club Avantage) espéraient que je fasse un ou deux ans pour la transition. C’est fait. Sam a toujours eu la passion. Je sais maintenant qu’il a les bonnes ambitions et la bonne vision en plus », commente-t-il.

S’il compte être plus disponible auprès de Sylvie (son épouse) dans les fonctions de celles-ci et aller aux courses avec son fils Anthony (très compétent entraîneur à Skibec), il n’est pas question d’accrocher la raquette.

« Je vais bien sûr retourner au club Avantage frapper des balles en compagnie de mon ami Jacques et j’irai au gymnase aimant m’entraîner pour garder la forme », révèle-t-il.

Jack reste très proche de son de sport. Pas plus tard que la veille de la conférence de presse de la retraite, Monsieur Tennis était où pensez-vous?

Au bureau du maire Régis Labeaume en compagnie de Sam Aliassime pour discuter d’un un projet de centre national d’entraînement comme quoi le tennis est dans l’ADN de Jacques Hérisset pour y demeurer d’une façon ou d’une autre, retraite ou pas.

Crédit photo : Club Avantage Multi-Sports