Frank Dancevic, Alexis Galarneau, Vasek Pospisil, Felix Auger-Aliassime, Denis Shapovalov, and Gabriel Diallo stand behind the Davis Cup trophy.

Photo : Martin Sidorjak

Il aura fallu attendre 109 ans, mais le Canada est enfin au sommet du monde.

Dimanche, pour la première fois de l’histoire, Équipe Canada présentée par Sobeys a conquis les grands honneurs de la Coupe Davis grâce à un triomphe aux dépens de l’Australie en finale, gracieuseté de Denis Shapovalov et de Félix Auger-Aliassime.

Le Canada a mis la main sur le trophée lors de sa troisième finale de la Coupe Davis, ayant perdu à ses débuts en 1913, puis lors de la première édition du nouveau format en 2019.

Après deux victoires à l’arracher en quart de finale et en demi-finale, la rencontre ultime a été relativement facile, Shapovalov et Auger-Aliassime ayant tous les deux vaincu leurs rivaux australiens en deux manches pour sceller la victoire.  

Auger-Aliassime a marqué le point décisif grâce à un gain de 6-3 et 6-4 aux dépens d’Alex de Minaur. En quatre matchs aux Finales, le numéro un canadien n’a jamais été brisé et sa fiche à la Coupe Davis depuis le tournoi à la ronde à Valence, il y a deux mois, comprend huit victoires consécutives en simple et en double.

Auger-Aliassime, qui tentait d’assurer la victoire pour le Canada, a dû composer avec une solide opposition de la part de de Minaur, qui a exercé une forte pression sur le Canadien, mais n’a pas réussi à le faire vaciller.

De Minaur a laissé peu de marge de manœuvre à Auger-Aliassime, ne commettant que quatre fautes directes. Le Canadian a toutefois réussi à gagner 71 pour cent de ses points au service et a repoussé les huit balles de bris auxquelles il a fait face.  

Auger-Aliassime a été mis à mal dès sa première présence au service, se retrouvant en déficit de 15-40. Malgré ses difficultés avec ses premières balles de service, il s’en est tiré grâce à du jeu agressif.  

L’Australien a raté une autre occasion de briser deux jeux plus tard, puis Auger-Aliassime a pris les choses en main à 4-3 et s’est donné une chance de servir pour la manche.

Une fois de plus, le Canadien a dû effacer des balles de bris au premier jeu du deuxième acte, mais il est parvenu à se sortir du pétrin.

Tout comme il l’avait fait dans la première manche, il s’est servi de cet élan pour concrétiser sa propre balle de bris et prendre les devants.

Refusant de baisser les bras, de Minaur a eu une occasion en or de revenir dans la manche lorsqu’il a mené 40-0 sur le service du Canadien au sixième jeu, mais Auger-Aliassime a repoussé ses tentatives avec courage pour conserver son avance.  

Conclure un match n’est jamais facile contre un relanceur de la trempe de de Minaur. L’Australien a pris les devants 30-0 lorsqu’Auger-Aliassime a servi pour le match, mais encore une fois, le Canadien n’a pas craqué sous la pression. Il a enchaîné quatre points consécutifs pour procurer la victoire au Canada.

La victoire d’Auger-Aliassime est survenue après celle de Denis Shapovalov, qui a inscrit le premier point du Canada en prenant la mesure de Thanasi Kokkinakis.

Shapovalov, qui a subi deux défaites crève-cœur cette semaine, a rapidement pris le contrôle de son match contre Thanasi Kokkinakis et n’a jamais laissé d’espoir à l’Australie en route vers un gain de 6-2 et 6-4.

Le Canadien a livré une solide performance, produisant 23 coups gagnants et concrétisant quatre de ses sept balles de bris. Il n’a laissé que peu d’occasions à Kokkinakis de revenir dans le match, repoussant trois des quatre balles de bris auxquelles il a fait face.

Shapovalov a amorcé le duel en lion en brisant l’Australien dès sa première présence au service. Il a ensuite laissé son pied sur l’accélérateur pour se forger une avance de 4-0.

Kokkinakis ne parvenait pas à trouver de solutions pour contrer la puissance du Canadien, et bien qu’il ait réussi à gagner son service, Shapovalov a aisément empoché la manche.

Shapovalov a poursuivi sur sa lancée au deuxième acte, provoquant une erreur de la part de Kokkinakis pour prendre les devants 2-1.

Pour la première fois du match, le Canadien a fait face à la pression alors qu’il tentait de consolider le bris. En effet, il a été placé devant trois balles de bris, mais les a habilement effacées grâce à deux aces et à un coup droit gagnant.

Kokkinakisa a ensuite donné à Shapovalov une chance de servir pour le match lorsqu’il a commis une double faute sur une balle de bris à 2-4. Le Canadien a toutefois flanché et a redonné un bris, mais a su conserver son sang-froid deux jeux plus tard pour mettre le point final au match. 

C’est la deuxième année consécutive qu’un pays balaie les honneurs des grandes compétitions internationales par équipe. Au début de l’année, le Canada, mené par Auger-Aliassime et Shapovalov, avait également remporté la Coupe ATP. Qui plus est, Auger-Aliassime faisait aussi partie d’Équipe Monde qui a été couronnée championne de la Coupe Laver.