Collaboration spéciale de Mario Brisebois

Il existe des occasions qu’on ne doit pas manquer et c’est le cas alors que le Club de tennis intérieur Saguenay célèbre son 40e anniversaire, ce qui montre que le tennis se porte bien en province.

Si bon nombre de clubs intérieurs sont détenus par un propriétaire unique, un fond d’investisseurs ou la municipalité locale de Saguenay a 300 actionnaires.

Le pluriel est absolument de mise puisque ce sont les 300 membres qui sont les proprios sur un site multisports unique.

Les cinq terrains de tennis sont à un coup de cocheur du golf ou de balai de curling selon le sport choisi.

Comme à bien d’endroits, les finances ont été plus serrées dans les années 80, mais l’arrivée des adeptes du club de Chicoutimi a dissipé les soucis.

L’ART DE RECEVOIR AU « ROYAUME »

La façon chaleureuse de recevoir au « Royaume » est connue. Le club Saguenay reçoit cette semaine le Challenger Banque Nationale pour la 13e année, lequel a couronné Angelique Kerber — qui a valsé entre numéro un ou deux à la WTA ces récentes années — lors des deux premières éditions.

On aime bien rappeler que le doublé de l’Allemande avait été entrepris à la suite d’une finale épique remportée in extremis (8-6 au jeu décisif) de la troisième manche pour lancer le succès entrepris avec Grand Prix Alcan sous la direction du jeune Richard Legendre.

« La réussite du tennis au Saguenay est celle des gens », affirme Claude Savard, vice-président des partenariats d’affaires de Tennis Canada et natif de Chicoutimi.

« Ceux qui étaient présents au début, notamment Jean Delisle et son comité des huit, sont encore là. Ils sont incroyables et passent l’année à préparer la semaine en cours. Tout le monde embarque, y compris la ville et les médias en plus des amateurs qui assistent aux matchs », poursuit-il.

Claude Savard ne changera pas sa tradition en fin de semaine. Il retourne au bercail.

« J’y vais pour participer au souper des bénévoles du samedi soir parce que je suis très fier des gens », termine-t-il.

LEYLAH PARMI LES INVITÉS AU MASTERS ITF JUNIOR EN CHINE

Ne cherchez pas Leylah Annie Fernandez au Saguenay. La Lavalloise de 16 ans est à Chengdu, en Chine.

Les gens comprennent très bien la décision. Un très bel honneur pour la demi-finaliste de Roland-Garros puisqu’elle a été invitée au Masters junior de fin d’année.

Elle appartient à un groupe hyper sélect de la Fédération internationale, laquelle regroupe 210 nations, les autorités n’ayant sélectionné que huit espoirs.

Le Masters commence par un tournoi à la ronde en cours.

FÉLIX À PARIS POUR ARRIVER PLUS VITE… À MELBOURNE

Très bonne décision de Félix Auger-Aliassime et de sa garde rapprochée de vivre dans les valises après son élimination crève-cœur de 6-1, 0-6 et 5-7, à Vienne, devant le 41emondial Marton Fucsovics. Il reste donc en Europe dans l’espoir de participer au Masters de Paris la semaine prochaine, même s’il doit d’abord espérer se qualifier.

Avec un titre à Tachkent et une victoire devant le 23e mondial à Chengdu, en passant par les qualifications dans les deux cas, notre globe-trotter de 18 ans va bien comme en fait foi sa fiche de 13-4 dans des endroits aussi exotiques que l’Ouzbékistan et le Kazakhstan.

En vertu de sa 109e place, Félix n’est plus qu’à quelques rangs d’assurer sa place au tableau principal des Internationaux d’Australie, ce qu’il pourrait garantir dès maintenant plutôt que de « courailler » les Challengers partout en novembre pour les quelques points qui manquent.