Le développement des entraîneures ne repose pas uniquement sur les formations techniques. Pouvoir échanger avec une personne d’expérience, prendre du recul sur sa pratique et bénéficier d’un accompagnement personnalisé sont autant d’éléments qui contribuent à bâtir un milieu sportif plus fort et plus durable.

C’est dans cet esprit que Tennis Québec poursuit le déploiement du programme Mentorat au féminin, rendu possible grâce au soutien du Programme de soutien au développement de l’excellence sportive (PSDE). Cette initiative favorise le développement professionnel des femmes entraîneures en créant des occasions de partage, de réflexion et de transfert de connaissances entre mentorées et mentores.

Cette année, Heidi Malo, cheffe Performance et santé mentale à l’Institut national du sport du Québec, a accompagné Lina Qostal, entraîneure au Club Tennis 3R.

Une expertise au service des autres

Ancienne athlète, entraîneure et aujourd’hui consultante en performance mentale certifiée (CMPC), Heidi Malo évolue dans le milieu sportif depuis plusieurs années. Responsable de la performance et de la santé mentale à l’Institut national du sport du Québec, elle accompagne des athlètes, des entraîneur·e·s et des organisations sportives dans leur développement vers l’excellence.

Passionnée par le développement humain, elle s’intéresse particulièrement à la façon dont la performance, le bien-être et les relations peuvent coexister dans les environnements de haute performance.

Pour elle, devenir mentore allait de soi.

« En tant que femme dans le sport et ancienne entraîneure, je comprends certains des défis auxquels les femmes peuvent être confrontées dans ce milieu. J’ai eu la chance d’être bien entourée dans mon propre parcours, autant par des modèles féminins que masculins, et je considère que pouvoir redonner au sport féminin est un privilège.

Ma motivation était d’offrir un espace de soutien, de réflexion et de développement à une jeune entraîneure, afin de l’aider à mieux s’aligner avec ses valeurs, sa vision du coaching et son identité professionnelle. »

Offrir un espace de réflexion

Au fil des rencontres, le mentorat a permis d’aborder bien plus que les aspects techniques du métier.

« Mon expérience a été très enrichissante et humaine. Elle m’a permis d’accompagner une entraîneure engagée dans une période importante de réflexion sur son parcours, ses aspirations et sa place dans le milieu sportif.

Les échanges ont été authentiques et porteurs de sens. Ils ont permis d’aborder des thèmes importants comme l’identité d’entraîneure, la confiance en soi, la pression de performance, le leadership et la communication. »

Selon Heidi, ces conversations permettent aux entraîneures de prendre confiance en leurs capacités tout en développant leur propre vision du coaching.

Contribuer au développement de la relève

Au-delà de la relation mentorée-mentore, Heidi voit ce programme comme un investissement pour l’avenir du sport.

« Le programme m’a permis de contribuer au développement d’une jeune entraîneure en l’aidant à clarifier sa vision, ses valeurs et ses objectifs professionnels. Il a aussi permis de travailler sur la pression qu’une jeune entraîneure peut parfois s’imposer pour performer, avoir un impact et être à la hauteur.

À travers le mentorat, j’ai pu l’accompagner dans une réflexion plus large sur son identité d’entraîneure, sur ce que le coaching lui apporte et sur les conditions qui favorisent son développement et sa confiance. »

Pour elle, accompagner une entraîneure, c’est également contribuer à renforcer l’ensemble de l’écosystème sportif.

Un levier pour retenir davantage de femmes dans le coaching

Heidi est convaincue que le mentorat constitue un outil concret pour favoriser la présence des femmes dans le milieu du tennis.

« Je les encouragerais fortement à le faire. Le mentorat est une occasion précieuse de réfléchir à son parcours, de mieux se connaître et de bénéficier d’un regard externe bienveillant.

Je crois qu’il est essentiel que les entraîneur·e·s soient bien entouré·e·s, particulièrement les femmes qui évoluent dans le milieu sportif. Ce type de programme peut contribuer à soutenir leur développement, à renforcer leur confiance et, ultimement, à garder davantage de femmes engagées dans le sport.

Pour moi, soutenir une femme entraîneure dans son développement, c’est aussi contribuer à bâtir un milieu sportif plus durable, plus inclusif et plus humain. »

Découvrez le témoignage de Lina Qostal, mentorée dans le cadre du programme Mentorat au féminin, qui raconte comment cet accompagnement lui a permis de renforcer sa confiance, de développer son identité d’entraîneure et de relever les défis de son quotidien.

Intéressé·e?

Vous souhaitez en apprendre davantage sur le programme Mentorat au féminin?
Communiquez avec Andréanne Létourneau, coordonnatrice au développement du sport, à andreanne.letourneau@tennis.qc.ca.